J’ai
pris un petit bout de pays
Pour emporter avec moi
Dans ce long
voyage qui m’expatrie
La-haut dans les nuages et le froid.
Glissant
le long du sol
Entre ciel et terre
Suspendu comme en vol
La
voix du chemin de fer.
Je
déteste ces voyages
Qui sont autant d’arrachement.
Combien
faut-il de courage
Pour prendre son harnachement.
Je
n’ai pas voulu cela
Tant de distance font un vide
Que
rien ne pourra hélas
Combler pour deux coeurs avides.
05/02/2005