Je
vais la voir,
Elle ne le sait pas.
L’instant se
rapproche,
L’adrénaline
Me foudroie.
Mon cœur
s’agite,
L’émoi me prend,
Et je me surprends
:
Pourquoi tant d’émotion ?
Pour une visite,
Somme
toute banale,
Une bête course,
Comme tant
d’autres,
Pareilles à celles,
Tant de fois, déjà,
faites.
Je me raisonne :
« Calme-toi ! »
J’arrive,
j’y suis, j’y vais.
Je me lance, ce n’est pas
elle.
Elle est à côté.
J’y vais, j’y
suis, j’arrive.
À peine un bonjour,
Main tendue,
sourire.
Je prends sa main.
Brouillard.
« Ô
temps suspend ton vol ! »
Mais non, la course est
faite.
Tout est chargé,
Et la voilà qui
attend.
Tout est dit pourtant.
Je m’enfuis déjà,
Comme
un malfaiteur,
Avec dans le cœur,
Une flèche de
Cupidon.
26/03/2003