C’est
le premier jour de l’été
Où elle m’est
apparue
La première fois.
Le soleil s’étant
caché,
Et comme elle a eu froid,
D’un petit haut,
elle s’est vêtue.
Je
n’arrivais pas à ôter
Mes yeux de son corps,
De
ses seins magnifiques
Et de tant de beauté.
Par sa grâce
magique,
Envoûté, je goûtais à l’or.
Ses
cheveux noirs de jais
Ondulaient lentement
Cascadaient sur ses
hanches
Chaque fois qu’elle bougeait.
Ciselées
finement,
Ses mains volaient, blanches
Colombes
de la paix,
Autour de ses sombres cheveux,
Pour les attacher
ensemble.
Que n’aurais-je donné
Pour, un instant
heureux,
Les choyer sans qu’elles ne tremblent.
Ses
grâces féminines
Ont chaviré mon cœur
Et
bouleversé mon âme.
Est-ce que je devine
En mon
for intérieur
D’un amour naissant, la flamme ?
Et
c’est avec un pur bonheur
Que je vis qu’elle était
mère
D’une jeune beauté
En bouton, mais qui
promettait
D’être, quand viendrait l’heure,
Pareille
à la fleur qui l’avait conçue.
Elle
avait ouvert un livre
Et lui lisait quelques passages
D’un
rire contenu.
Moi, j’admire son visage
Que son sourire
éclaire
Jusqu’à en être ivre.
Le
jour de l’été est passé
Où elle
m’est apparue
La première fois.
Mais il restera
ancré
Dans mon souvenir. Disparue.
Et c’est moi
qui ai froid.
Aurais-je
la chance
En y retournant, de te retrouver
Comme ce premier
jour de l’été
Où tu m’étais
apparue,
Si légèrement vêtue,
Sur cette
plage de vacances ?
Je
reviendrais encore,
Tous les jours sur cette plage,
Aux mêmes
heures de la journée,
Pour te revoir encore,
Quand le
soleil disparaît,
Baigner mes yeux de ton visage.
22/06/2003