En l’an 2000

En l’an deux mille j’aurai trente trois ans
Me disaient des calculs savants
En l’an deux mille j’ai eu trente trois ans
Et rien n’a changé pour autant.

Le monde est toujours aussi fou
Depuis le jour lointain où
J’ai écrit : « Seule la sphère l’ignore
Et vers l’infini tournoie encore. »

Les vents ont déchaîné leurs tempêtes
Foudroyant les gens et les bêtes
Les eaux en furie ont submergé
Les terres, les îles et les vergers.

L’an deux mille est arrivé
Et rien de ce que j’avais rêvé
Enfant, ne s’est produit
J’ai toujours peur la nuit.