Les azalées ont
fleuri cette année,
Et mon coeur,
Comme ces
fleurs,
S’est ouvert à la vue de ces beautés.
Lentement, le vent du
printemps léger,
Enjôleur
Et rieur,
Caressa tes
bourgeons d’un souffle de Mai,
Cajoleur
Et rêveur,
Qui
réveilla le bouquet d’azalées.
Le soleil de l’été
l’a réchauffé.
Sa chaleur
Et son
ardeur,
L’ont baigné d’une onde illuminée
De
couleurs
Et de lueurs,
Qui éclaira de mille feux les
azalées.
La pluie d’automne,
triste à pleurer,
Écoeure
De malheur,
Les
tendres pousses, qui, désespérées
Demeurent
Et
meurent,
Pendues aux branches d’un souvenir oublié.
Le froid de l’hiver
a bientôt gelé
Leurs pleurs
Et leur coeur,
En
un buisson de corail émergé,
À l’heure
Où
le bonheur
Choisit de disparaître dans le passé.
Les azalées ont
fleuri cette année.
Et mon coeur,
De douleur,
À
tout jamais s’est refermé.
11 janvier 1987