Un nom c’est si peu de chose
Tu parles d’un ennui.
Quelques lettres, une rose,
Qui fleurit à la nuit.
Un nom c’est d’un commun si banal,
Qu’il lui faut pour exister,
Un petit mot à peine plus bancal,
Qui essaye de le stabiliser.
Un nom c’est trois fois rien.
Mais qui m’appelle ?
N’est-ce pas ce propre-à-rien,
Ce nom qui s’est fait la belle ?
Un nom, mais nom de nom,
Ça commence à bien faire !
Faut bien se faire une raison :
Le nom est une sacrée affaire !
14 novembre 2006 - 20 h