Mon rêve d’enfant

Enfant je voulais être, de tous les poètes
Le plus grand. Au hit-parade, être en tête.
Un seul nom au pied duquel on se prosterne,
Le prince breton des poètes : Yves Le Guern

Mais les rêves d’enfant ne font jamais la fête,
Je ne suis qu’un pauvre rimailleur de province,
Juste bon à enfiler les vers d’épinette,
Avec des mots tristes des fils et une pince.

Des poètes, je ne serais jamais le prince,
J’avais mis le feu aux poudres d’escampette.
La poésie m’use, il vaut mieux que j’arrête.
Je veux, sans être déchu, que l’on m’évince.

Car les rêves d’enfant ne font jamais la fête,
Je ne suis qu’un pauvre poète bien terne
Juste bon à coudre des rimes d’opérette
Aux habits bretons du sieur Yves Le Guern.

22/03/2006 – 17 h 40