Je n’étais que bourgeon
Emeraude de la rime
Mes vers et mes mots en jonc
Tressés dans la coque de prime.
J’ai été tulipe
À la rime d’opaline
Aux poèmes qui flippent
Tombés d’une gorge maligne.
J’ai été coquelicot
À la ritournelle dorée
Aux images colorées
Triées dans leur sombre écot.
J’ai été orchidée
À l’encre d’or
Aux musiques ridées
Tentées par l’envers du décor.
J’ai été le lys
Cristal de la prose
Aux sons qui se lissent
Tirés du magicien d’Oz.
J’ai été la rose
À la plume de diamant
Aux rimes qui osent
Touchées dans le coeur d’un amant.
Je n’étais que bourgeon
D’une fleur de poésie
Sous leur regard d’aigle
Belle, elle s’épanouit.
17 mai 2006 - 14 h 46