Qu’il est doux de t’entendre chanter mon village,
Lorsque la pluie cesse et que s’éloigne l’orage.
Les cloches de ta flamboyante église
Font vibrer l’atmosphère de leur vocalise.
Sous le Pont Vieux, le Paillon, grossi, entonne
Un refrain mélodieux, que sa voix fredonne,
Et le gazouillis joyeux des moineaux ravis
Mettent le contrepoint dans ce concert d’avis.
Le vent, enfin, fait frémir les oliviers,
Bruissant leurs feuilles d’argent ; ils sont les cordes
De cet orchestre improvisé, qui s’accorde.
Cette musique céleste, que nul ne peut envier,
C’est le chant de mon village de l’Escarène ;
Et nul ne peut l’entendre, sans qu’il ne s’en éprenne.
5 mars 2006 - 10 h 33