La poésie a détruit ma vie
Fiévreusement, je tourne les pages
Dans une recherche inassouvie
Du vers ultime, aréopage.
Je ne sais plus rien de mon envie
Ni même dans quel noir équipage
Je projette ma haine asservie
Dans une rime, aréopage.
Elle a, mes amours passées, ravi.
Seules comptent les heures sans âge,
Que j’ai enfouies et qui m’ont gravi :
Je n’étais, hélas, que de passage.
16 novembre 2006