Le tonnerre gronde sa rage
Les éclairs zèbrent l’orage
Les nuages noirs et sombres
Noient dans leur chagrin les ombres.
Tu es si loin de moi.
Les gouttes de pluie lourdes d’ennui
S’écrasent au sol dans la nuit
Le bruit mat des larmes claquent
Miroir insolite de laque.
Tu es si loin de moi.
On dirait un feu qui crépite
Sur les façades décrépites
Comme un adieu au mois de mai
Ce joli mois que tant j’aimais.
Tu es si loin de moi.
Alors, loin de toi, je m’immerge
Rentrant dans ce lieu où émerge
Comme un soleil blanc, notre amour
Dissipant les orages d’un jour.
Tu es si loin de moi.
31 mai 2006 - 14 h