Les amants de Campan

Quand les étoiles brillent au firmament,
Qu’elles scintillent dans l’aube doucement,
Que le soleil colore de rose.
Les amants de Campan s’éveillent et osent.

Les caresses les plus tendres,
Les mots les plus doux, surprendre.
De ses émois, faire naître
D’autres émois. Disparaître.

Le temps n’est plus qu’une coquille vide,
Dans laquelle disparaît, impavide,
Toute trace de l’humaine humanité.
Les amants de Campan s’aiment pour l’éternité.

La douceur est au rendez-vous,
La tendresse aussi qui s’avoue
Vaincue déjà par avance
Par leurs calines avances.

Le monde n’est plus qu’une conque légère,
Où murmure le silence éphémère
De leur souffle mêlés, corps contre corps.
Les amants de Campan sommeillent et s’adorent.

La passion les a terrassés.
Leurs corps luisants sont harassés.
Les amants se sont endormis,
Souriants au monde. Epris.

1/03/06 - 7 h 56