De mon coeur je me méfie

Quels tourments va-t-il encore inventer
Cet idiot d’organe palpitant ?
De la lointaine vallée de Campan
Ne serait-il pas en train de se hâter ?

De mon coeur je me méfie
Son pouls ne me dit rien qui vaille
Tant de fois il me stupéfie
J’ai bien peur qu’il ne déraille.

J’ai beau le tenir cadenassé
Dans la cage serrée de ma poitrine
Je l’entends bien à mes côtes cogner
Il fait le mariol et se débine.

De tous les artichauts
Mon coeur est le plus fou !
Il siffle, il bout quand il a chaud,
Il se mitonne à feu doux.

09/02/2006 - 07 h 45