J’ai visité virtuellement
La belle vallée de Campan.
J’y ai vu ses neiges d’antan,
Qui scintillaient benoitement.
J’y ai vu ces belles chaumières,
Aux âtres les cheminées de pierre.
Un grand feu, digne de l’enfer,
Y brûlait même mes paupières.
J’y ai fait alors un rêve :
Santan au repos, en trêve,
Une tigresse, en tenue d’Eve,
M’ayant pompé toute la sêve.
Comment finir ce poème ?
Qui commençait par un thème
Bucolique et finit, ad litem,
Par être diabolique même !
L’inspiration est-elle fourbe,
Qui me conduit dans la tourbe
Des mots, qui virent en courbe ?
Et qui, maintenant, m’embourbent !
Le poète est-il responsable
Des mots qu’il écrit dans le sable ?
Si mes rimes sont passables,
L’amour, lui, est irresponsable !
7/02/2006 - 5 h 46