à Véronique
Ton
parfum volage sur mes doigts ce matin
Et le souvenir de cette nuit
m’envahit.
Mon coeur ne bat plus seul et s’accorde
sans fin
A ton coeur en une musique qui jaillit
Comme cette
source fraîche et bienfaisante
Au plein coeur d’un
trop aride et mortel désert
Fatal au voyageur de l’amour
qui s’y perdu
À
tout jamais errant sans but sur ses sentes.
C’était
hier et nos deux coeurs se sont unis
Dans ce doux frisson que crée
l’amour partagé.
Mer inconnue de délices et de
voluptés
De saveurs nouvelles et de parfums fleuris.
Nous
t’avons longtemps contemplée dans le lointain
Comme
l’horizon proche et fuyant à la fois
D’une
terre remplie de promesses et de joies
Pour nous plonger enfin et
sans peur en ton sein.
C’était
hier ; la nuit nous a enveloppés
De son velours noir
éclairé de mille étoiles
Et nos corps serrés
se cachant dans ses voiles
Se sont étreints en un baiser
tendre et sucré
Moment intense et magique, où tout
s’oublie
Où rien n’a plus vraiment
d’importance, monde
De tendresse partagée où
deux coeurs fondent
En un seul ; nos âmes se sont réunies.
11 septembre 1988