à Véronique
Si
des nuages sombres ont rempli nos yeux,
Comme ce ciel tourmenté
qui s’assombrit.
Si nos mains ont esquissé ce geste
d’adieu
Comme des oiseaux pressés volant au
midi.
C’est que notre amour, trop timide, s’est
enfui
Comme ce voleur surpris au coeur de la nuit.
Les
feux mourants de l’amour laissent quelquefois
Comme une
poussière grise d’amitié
Qui s’envole
éparse dans les coins oubliés
Et comble les foyers
éteints, faute de bois.
Et l’amour pressé
s’envole vers d’autres lieux
Pour chercher d’autres
coeurs qui sauront s’aimer mieux.
Décembre 1988