Seulement

à Sylvie

Seulement pouvoir te dire je t’aime
Y a-t-il pour moi plus grand dilemme
Lorsque la peur de souffrir un refus
Vous fait douter et souffrir encore plus ?

Insensé et stupide devant l’amour
Espérant et désespérant toujours.
Je pleure, je vis, je meurs
Et la pluie, triste de douleur
Tombe et tombe dans mon coeur

Hélas combien est triste cette vie
Alors que ton image tant chérie
Impassible me déserte et me fuie
Me laissant seul dans un monde

Etrange et changeant comme une onde.
Ma vie est un orage qui gronde
À l’horizon d’un ciel menaçant.
Tempêtes et cris, éclairs fulgurants
Et les larmes d’un ciel en tourments

Ne sont que le désespoir peiné
D’un poète qui aime mais ne sait
Réellement comment te l’avouer
Et le chanter sans ses poèmes.

Ah, seulement pouvoir te dire je t’aime
Mais hélas je resterai quand même
Insensé et stupide devant cet amour
Espérant et désespérant toujours.

Juin 1988