à Sylvie
Ce
jour là, c’était la fin de l’été
Un
été radieux qui enchantait
Le coeur et enflammait
les sentiments.
Eros, le dieu de l’amour décochait
Alentour
ses traits agiles et brûlants
Et mon coeur, abandonné,
fut touché.
Ce
jour là, le messager partit
Ivre d’espoir, il
traversa les mers
Franchit les montagnes et les plaines
Se
moquant des orages et des éclairs
Pour rejoindre enfin au
loin la reine
Qui ne l’attendait pas, mais l’accueillit.
Ce
jour là, le messager parla
Il y mit tout son coeur et son
savoir
Déclama ses poèmes jusqu’au soir
Mais
rien n’y fit car son coeur était pris
Et le messager
sombre est reparti
Pour me le dire, puis il m’abandonna.
Juillet 1988