à Sylvie
Comment
te crier cet amour qui me dévore
Quand je reste sans voix
et comme mort
Devant celle qui enchante mon coeur
Par ses
sortilèges qui me font peur.
Quel
mots seront assez puissants
Pour clamer ce que je ressens
À
l’égard de celle qui prend
Mon coeur dans ses filets
d’argent.
Quelles
images assez belles
Pourront refléter la cruelle
Flamme
qui réduit en mortelles
Cendres mon coeur de dentelle.
Ne
plus rien écrire, ne plus jamais penser
Pour ne plus
souffrir, pour ne plus aimer.
Devant celle qui enchaîne mon
coeur,
Je ne veux plus que chanter le bonheur.
Juin 1988