à Sylvie
Amour, amitié, mon coeur
hésite.
Deux gouffres insondables et amers
Brusquement
dans ma vie se sont ouverts
Et le doute maintenant m’habite.
Amour et mon coeur saigne
S’il
ne peut plus te voir
Et les sanglots les plus noirs
Dans leurs
larmes me baignent.
Amitié et mon coeur
pleure
S’il n’arrive à consoler
La plus
merveilleuse fée
De tous ses cruels malheurs.
Amour et mon coeur ne sait
S’il
peut continuer
À autant souffrir pour toi
Et à
vivre ainsi sans joie
Amitié et mon coeur
souffre
S’il ne peut pas t’aider
À traverser
les inévitables gouffres
Que la vie s’amuse à
creuser.
Amour, amitié, mon coeur
doute.
Les deux gouffres, insondables et amers
Que la vie
creuse sont toujours ouverts
Et mon coeur doit choisir sa route.
Juillet 1988