Longs
ses cheveux qu’elle colore en noir pour masquer les atteintes
du temps.
Longues ses mains qui volent légères et
caressantes sur la matière.
Longs ses cils qui ourlent ses
yeux noirs qui s’ouvrent sur son monde éclatant.
Longues
ses jambes qui courent de la terre à ses hanches où je
me perds.
Longs ses silences quand elle se penche sur son oeuvre
qu’elle libéra.
Longue cette attente qui dure de ce
moment où tu m’aimeras.
02/01/2005