Le jardin d’hiver

Fleurira-t-il un jour, ce beau jardin d’hiver
Ailleurs que dans ma tête où il s’est élevé ?
Aurai-je pu croire qu’elle te ferait rêver
Autant, cette parole aux effets si divers ?

Et s’il fleurit peut-être, c’est dans mon grenier
Qu’il te faudra chercher, sur le seuil entrouvert
De ce jardin, les clés, dans mon cœur de trouvère
Afin que tu puisses y entrer sans te renier.

Tu trouveras, toi aussi, ton jardin d’hiver
Qui fleurira dans ton cœur, du moins je l’espère
Ailleurs que dans ma tête d’où il s’est enlevé.

Un endroit paisible pour pouvoir y rêver
Tranquille, à l’abri des misères immondes
Sottes désillusions d’un trop petit monde.

31/08/2004