Si
tu pouvais, comme la dame aux camélias
M’offrir une
fleur, qui demain sera fanée.
La remplacer, jour après
jour, par une autre
Que je te rapporterais sans cesse toujours.
Si
tu comprenais le serment qui me lia
Pendant tout ce temps,
reposant dans l’athanée
De mes rêves,
prisonniers parmi tant d’autres
Apeurés par un
immense et trop grand amour.
Si
tu savais enfin, tous ces petits ennuis
Qui, mis bout à
bout font une montagne de riens
De ton front, la pensée
suffit pour que s’enfuit
La
sombre nuée qui embarrassait le mien.
Si tu pouvais, comme
la dame aux camélias
M’offrir cette fleur qu’hier
encor tu oublias.
27/08/2004