J’aimerai
avoir des ailes
Me disait un jour Isabelle
Au pied d’un
cerisier géant
Aux fruits mûrs, inaccessibles
Devant
l’énorme trou béant
Ma peur était
indicible :
Comment monter cueillir ces baies
Sans risquer ma
vie au rabais ?
L’amour
est comme un de ces fruits :
Rouges et rondes baies sucrées,
Elles
attendent qu’on les cueille.
Mais
souvent le chemin détruit
N’est déjà
plus qu’un doux secret.
Elles espèrent qu’on le
veuille.
30/05/2004