Souhait

Pour Elle
à Hélène

Une étoile, dans la nuit, a brillé
Vive lueur, si vite consumée,
Qu’un bref instant je crus avoir cillé
Si je n’avais vu l’infime fumée.

Si brève fut la vie de l’étoile
Un souhait s’échappa de mes lèvres
Rapide comme le vent dans les voiles
Il monta dans les cieux vers l’orfèvre.

S’il me fallait un jour prendre un chemin
Et que mon âme se prit à douter,
C’est vers toi que je m’en irai, serein
Et sans que l’on puisse me dérouter.

Car tu es cette lumière
Que j’ai trop longtemps attendue.
Car mon âme bien trop fière,
Ne s’est pas encore rendue.

Et mon coeur hélas ne m’obéit plus
Mille et un tambours ne sauraient rendre
Les mille et un soupirs inconnus
Que ton âme a su me prendre.

Mais mon coeur, lui, saigne et pleure
Parce que l’étoile oubliée
Qui brillait tant tout à l’heure
C’était mon âme fourvoyée.

Juin ou juillet 1989