Ses cheveux

Pour Elle
à Hélène

Ses cheveux dénoués jouent dans le vent
Et leur parfum m’enivre, envoûtant
Éperdu d’amour, je n’ose goûter
À tant de bonheur si peu espéré.

Ruisselant sur ses épaules blanches
En un flot noir et profond qui tranche
Il m’attirent comme une lumière
Et je m’abandonne à leur mystère.

Comment puis-je seulement résister
À tant d’amour sans être attristé ?
Où trouver la force que je n’ai pas

Pour combattre dans cette guerre
Où mon coeur était vainqueur naguère
Et que je perds, hélas, sans un combat.

Octobre 1989