Pour
Elle
à Hélène
Quand
le temps montre sa détresse
Quand mon coeur se serre de
tristesse
Lorsqu’il contemple cette époque
Où
la mort n’est rien et que l’on moque.
Quand
paraît l’affreuse multitude
Mon coeur se serre de
solitude
Quand toutes les bouées se sont enfuies
Que
reste-t-il dans ce monde détruit ?
Il
me reste tes yeux et ton regard
Ces véritables miroirs de
l’âme.
Pour ce voyageur que la nuit égare
Ce
sont deux guides sûrs dont la flamme
Fait renaître
l’espoir
Ne serait-ce qu’un soir.
Profonds
comme deux puits
Mystérieux comme la nuit
Ils brûlent
pour toujours
Aux flammes de l’amour.
Légers
comme une pluie
Sous la lune qui luit
Ils savent consoler
Les
esprits égarés.
Tristesse
et solitude se meurent
Au soleil de tes yeux qui
m’effleurent.
Leurs rayons, au travers de mes larmes
Firent
un arc-en-ciel de mes drames.
01/08/1989