à
Christine
Il
me reste à pleurer
Princesse
Ainsi qu’à
t’oublier
Tristesse.
Sur
la lande chante l’exil
Triste plainte qui s’élève
Peu
à peu, comme une trêve
À
la lisière de mes cils.
Et
je pleure depuis longtemps
Sur l’affreuse solitude
De
cette terre ; prélude
À
la douleur et aux tourments.
Plus
jamais je n’irai pieds nus
Courant avec toi dans cette
lande
Main dans la main, à corps perdu
En souvenir d’un
brin de lavande.
Sur
la lande chante l’ennui
Et dans mon coeur chante la
pluie
Les oranges plantés en Irlande
Ne donnent pas
leurs fleurs en offrande.
09/03/1989