à Christine
Mon
coeur bondit de joie
D’espoir et d’amour à la
fois
Lorsque mon regard fou
Se pose sur toi comme une loup.
Je
ne veux jamais cesser de te contempler
Princesse
Ta fabuleuse
beauté m’a enivré, et
me laisse
Avide et
sauvage, comme ce loup blessé.
Je
cours sous la lune
Dans les forêts sacrées
d’antan
Laissant mes pas un temps
Sur le sable blanc des
dunes.
Et,
rêve parmi les rêves, tu m’apparais
Princesse
A
l’orée de ma mémoire, et tu
disparais
Caresse
Légère et subtile sur mon âme
blessée.
Dans
le miroir uni
De ce lac jadis endormi
Je regarde passer
Notre
histoire au long des années.
Et
je nous vois, tous deux, la vision s’amorce
Princesse
Sur
ce même destin qui fait notre force ;
Faiblesse
Partagée
nous protège comme une écorce.
Reste,
je t’en supplie
Entends mon coeur qui t’appelle
Et
ce cri qui te lie
Mais tu m’oublies ô cruelle !
Jamais
aucune prison ne fut plus belle
Princesse
Que celle où
tu lias mon coeur à l’éternelle
Tendresse
D’un
flot qui coule toujours et toujours se renouvelle.
Dans
le miroir terni
Les ondes pressées s’enfuient
Attends
encore un peu
Avant de mourir, rêve bleu.
Toutes
les choses que j’ai à dire encore
Princesse
Toutes
ces choses, comme ces simples aurores
Qui naissent
Au regard
des hommes mais que l’on explore
Sans cesse.
Pour
trouver quelque chose que l’on abhorre.
Dans
le miroir cassé
Les millions de larmes cachées
S’envolent
dans l’azur
De ton regard au bleu si pur.
Car
l’homme est aveugle en son coeur et en ses yeux
Princesse
Et
nul ne veut voir véritablement que ceux
Qui blessent
Sont
ceux qui se regardent comme des malheureux.
Mais
mon coeur regarde
Et mon regard bat doucement
Au fil doré
du temps
Qui loin de toi me tarde.
Car
tu es ma princesse
Celle de mes rêves d’enfant
Consolant
la détresse
Qui disparaît pour un temps
Soignant
ma tristesse
Par ses magnifiques chants.
Princesse
Je
me rappelle
Déesse
Tu étais trop
belle
Altesse
Tu étais cruelle
Princesse
Tu es
éternelle.
14/02/1989