Rien n’est éternel

à Anne et Philippe

Dans le temps qui passe et s’enfuit
Rien ne dure, tout se détruit.

Vois ces montagnes trop fières
Que le vent rabaisse au rang de pierres.
Vois ces mers et ces océans
Qui s’évaporent au soleil brûlant.

Dans le temps qui passe et s’enfuit
Rien ne dure, tout se détruit.

Vois le dôme de ce volcan
qui se pulvérise en quelques instants.
Vois cette terre perfide
Qui tremble et se dessèche, aride.

Dans le temps qui passe et s’enfuit
Rien ne dure, tout se détruit.

Vois ce magnifique géant
S’abattre dans un éclair fulgurant.
Vois cette forêt splendide
Mourir sous les coups des flammes avides.

Dans le temps qui passe et s’enfuit
Regardes ce que tu fais de ta vie,
Car rien ne dure et tout se détruit
Jusqu’à l’amour que l’on a et que l’on oublie.

août 1989