Anne y versaire

à Nanou

Bientôt la date fatidique approche
Où je veux par le noir, honorer ta mémoire

Pourquoi faut-il que tu sois tombée si loin
Dans les brumes d’une terre à peine connue
Qui, pour sûr, ne t’était même pas natale
Mais qui, pour lors, t’a été hélas fatale.

J’ai encore dans ma tête le virage herbu
Où il ne restait de toi qu’un tout petit coin
De plastique calciné et dérisoire
Ainsi qu’une simple entaille dans la roche.

Combien de fois j’ai pleuré pour toi, ô ma sœur
Trop vite partie, partie de trop bonne heure,
Pour ce monde stérile où la mort, maîtresse,
Règne sans partage sur les âmes en détresse.

Nous nous retrouverons, mais pas tout de suite ;
Quand il sera l’heure et que je t’aurai pleuré.
Alors je te rejoindrai et je te choierai,
Comme quand petite tu voulus prendre la fuite.

15/06/2004