À la lie

à Nanou

Attrapons, de la lie, les nuées ardentes
Aux fins navires racés, coureurs de ciel,
Les promesses de longs voyages me hantent
De ton coeur, mon coeur est épris, péché véniel.

Attrapons, de la lie, les blanches colombes
Aux arbres pourris et tordus, griffeurs de ciel,
Les promesses de belles promesses qui tombent
De ton coeur, mon coeur était pris, péché véniel.

Dans le fond du tonneau gît, comme une absente
Une atroce vérité pleine de fiel
Comment s’en saisir sans qu’elle ne nous mente ?

Les paradis sont quelquefois artificiels,
Des nuées aux oiseaux, des arbres aux navires
Reste moi, dans la lie, que ton coeur chavire.

16/08/2006