Un prince en hiver

Août finit, septembre pointe son nez.
Déjà, dans les écoles, la rentrée.
Les magasins croulent de cartables,
Les cahiers neufs crissent sur les tables.

Le soleil décline jour après jour.
Tu vas partir, emmenant mon amour,
Pour les Canaries, ces îles maudites ;
Car me sont, hélàs, interdites.

Et puis, de ces îles, tu reviendras,
Si belle, toute bronzée et reposée.
Automne, bien entendu, partira,
Laissant les arbres nus, indisposés.

Et puis, reviendra l’hiver, sombre et froid,
Qui verra, sûr, du cochon, le trépas.
Je serai alors, d’un poète en vers,
Mon amour, enfin, ton prince en hiver.

19/08/2005 – 8 h 24