Solitude

Je m’endors auprès de personne
Le matin ma couche est vide
Je déjeune seul sans un bruit
L’affreuse solitude comme compagne.

À qui dire ce qui m’empoisonne ?
Les mille riens qui me rident
Ce petit rien qui me détruit
L’affreuse solitude comme compagne.

Avec qui partager les bonnes
Choses dont je suis avide ?
Ces bonheurs mangés comme des fruits
L’affreuse solitude comme compagne.

Et s’il m’arrivait que l’heure sonne
De ma mort, je ferai un bide
Sans bravos et seul dans la nuit
La solitude est seule, je gagne.

17/08/2005 – 9 h 30