Ô douce

Que m’as-tu fait,
Ma tendre Circée ?
Tu m’as ensorcelé
L’âme et le coeur, tout à fait.

Déjà que je ne mangeais plus,
Vivant juste d’air et d’eau fraîche,
Me nourrissant au lait de ton amour houaiche
Voilà même que je ne dors plus non plus !

Couché tard pour t’écrire une lettre d’amour,
Levé tôt,
Avant le jour,
Bien avant le coq,

Pour te faire un poème,
Parler de nous deux, mon coeur,
Écouter ta voix de Chimène
Et sentir m’inonder de bonheur

Et mon âme et mon coeur, au point du jour,
Alors que les hirondelles dorment encore.
Sous ma fenêtre, le printemps chante toujours,
Brille fort,

Comme un soleil
Sur mon agenda
Griffonné ce jour là,
Le printemps fait des merveilles.

N’aie crainte, ma tendre Circée,
Je ne t’oublierai pas mon amour,
Malgré l’enchantement de cette fée
Qui me fait oublier le passage des jours.

Je ne saurai vivre sans ton amour, ma douce.

13/05/2005 – 5 h 32