Quand le
sommeil me terrasse
Et qu’épuisé par la
violence
De mon si merveilleux amour
Je glisse dans les bras de
Morphée !
C’est
l’heure où mon corps se lasse
Rend les armes et
balance
À l’eau
les amarres du jour
Terminant sa course en trophée !
C’est
l’heure où mon âme se casse
Vers des jardins de
Byzance
Et où coulent du Luxembourg
Des rivières
où nage ma fée !
Mon âme,
la nuit, court vers la place
Que me laisse, après une
danse
La plus belle aux plus beaux atours
Dans son lit, nue et
sans effets !
Ses beaux
cheveux que j’embrasse
Sa bouche gourmande que je tance
Sa
peau si douce de velours
Et ses dessous que j’ai défaits
!
Mon âme,
la nuit, déplace
Les montagnes qui s’élancent
Comme
la foi, dans le dieu d’amour
Et retombent comme un soufflet
!
Mais mon âme,
au matin, s’efface
Fuyant le jour en silence
Réintègre
mon corps toujours,
Bel ignorant de ses méfaits !
Mon corps
s’éveille et se masse
Avec une belle mouvance
Il
est certain qu’un prochain jour
Par elle, ne sera plus
refait !
20/05/2005 – 23 h 05