Ma fenêtre

Quand je suis fatigué
Ou bien quand je suis triste
Ou bien encore les deux à la fois
Je ferme les yeux un instant
Et la magie s’opère
Une fenêtre s’ouvre
Avec ton visage dedans
Qui me regarde intensément
Alors je m’envole
Passe par la fenêtre
Plonge dans tes yeux clairs
En ressors tout lavé
Et de mes fatigues
Et de mes peines

Je te prends la main
Tu prends la mienne
Deux hirondelles
Ont fait leur nid
En ce printemps
Sous la fenêtre

Des milliers de kilomètres
Les ont séparées
Mais leur coeur
Plus fort que la distance
Les ont rapprochées
Sous ma fenêtre

Je ne suis plus fatigué
Et je ne suis plus triste
Les hirondelles me réveillent
Chaque matin en chantant
L’amour et chaque matin
Je leur ouvre ma fenêtre
Avec ton visage dedans
Qui sourit à son amant

12/05/2005 – 5 h 58