La fenêtre de mon coeur

J’avais ouvert, en grand, la fenêtre de mon coeur,
Pour une hirondelle, qui venait du Luxembourg.
Mais elle n’a jamais osé franchir le pas vainqueur
Qui aurait fait de notre vie un immense amour.

Depuis, elle vient jour après jour
Frapper à ma vitre en douceur.
Mais l’huis est fermé pour toujours
Sur une insondable noirceur.

Qu’espère-t-elle, cette hirondelle, de cette ardeur
À s’obstiner ? Les verrous sont tirés à l’entour
De mon coeur tant blessé, que tout n’est plus que fadeur,
Insipide goût qui fait de ma vie un cul de four.

Depuis, elle vient jour après jour
Frapper à ma vitre en douceur.
Mais l’huis est fermé pour toujours
Sur une insondable douleur.

01/02/2006 – 9 h 13