Planter son
soc bien profond
Dans les lèvres de la terre
Suivre le
sillon bien au fond
Regarder s’ouvrir la mère
Que je
féconde de graines
Qui germeront un jour d’été
Pour
donner ce beau champ de blé
Dans lequel j’ai mis ma
peine
Planter mon
fer ferme et bien long
Conduire en ton sein l’araire
Te
labourer ô ma terre
Anvant l’hiver la neige fond
Je ne ménage
pas ma peine
La sueur mouille mes effets
Tombe à mes
pieds, nourrit l’hymen
Pour donner ce beau champ de blé
Planter mon
sic bien profond
Dans les lèvres de la terre
Regarder
s’ouvrir les tiennes
L’amour dans un grand champ de
blé.
12/06/2005 – 7 h 03