Haïkus du quinze mai

Il est, bien cachée,
Sous le rouge coquelicot
Une lettre d’amour.

Il manque une rose
Au bouquet qui sèche au mur
Reste la tige

J’ouvre mon sac
Pour y chercher quelque chose :
L’odeur de café.

Une marquise
Seule et triste dans le noir
Me regarde et sourit

Sur un sous verre
En carton est dessiné
Ton coeur qui bat

Il est arrivé
Dans un bar au Luxembourg
Surprise d’amour

Près du jeu de quille
Sentant bon le bois ciré
Elle m’a embrassé.

Sous ma fenêtre
Les deux hirondelles chantent
Leur amour naissant

Cette année, en mai
Pentecôte n’est pas fériée
Mon coeur en souffre.

Sortant au printemps
Les asperges nouvelles
Fêtent le palais !

De bière en bière
Il marche vers sa mort
Magnifique jardin.

Sur une terrasse
Au soleil dis moi juste
Que tu m’aimes

La mort est triste
Comment ne pas la pleurer ?
Ne pas en parler.

Vendredi 13
Jour de chance : elle veut bien
Que je la rejoigne.

Un pull oublié
Par un client de passage
Verts comme ses yeux.

15/05/2005