Sans avoir
l’air d’y toucher, un beau jour,
On goûte à
ce doux nectar qu’est l’amour.
On y trempe les lèvres,
juste du bout
Grimaçant un peu à ce nouveau
goût.
Puis vient la chaleur qui colore et joue
À
mettre du rose ou du rouge aux joues.
Alors on y goûte un
peu plus toujours
D’avoir trop aimé, j’ai mon
âme soule.
Et puis, on y
goûte un peu plus toujours
À
ce doux vertige qui nait de l’amour
Et l’on s’habitue
doucement au goût
Qui nous paraissait si âpre et si
doux.
Alors le sol se colore de rajout
Et tourne encore plus
vite, comme un fou.
Alors on y vient un peu plus toujours
D’avoir
trop aimé, j’ai mon âme soule.
Et puis, on y
vient un peu plus toujours
Et on en veut encore plus et un
jour
C’est la dépendance, on y a pris goût.
L’amour
encore et encore jusqu’au bout
L’amour encore et
encore comme un fou
L’amour encore et toujours et
partout
Alors on y est un peu plus toujours
D’avoir trop
aimé, j’ai mon âme soule.
Et moi j’y
suis, prisonnier sans retour
Buveur impétrant, au coeur
plein d’amour.
Je lève mon coeur et boit à la
santé
De mon âme soule d’avoir trop aimé.
26/08/2005 – 8 h