< Au clair de ma vie - Anthologie de recueil de poèmes et poésie de Yves Le Guern

« Au clair de ma vie » est une anthologie de poésie qui recueille tous les poèmes d’Yves Le Guern depuis qu’il a commencé à écrire. Une poésie de vie, sur l’amour, la mort, l’amitié, le temps, les hommes et les femmes, les rencontres et les faits de société, des poèmes comme autant de photographies de moments fragiles et fugaces des ressentis de l’auteur qu’il nous livre au travers de ses mots. Sa poésie s’illustre de clichés qu’il prend lui-même ou bien qu’il va chercher sur la toile au cours de ce qu’il appelle ses voyages de l’immobile.

Au clair de ma vie

Poesyves.com





Alpes-Pyrénées, d’une montagne à l’autre

Recueil épistolaire d’une rencontre entre un poète et sa muse

À ma fée

Recueil de poèmes d’un amour défait pour une fée

À mes amours

Recueil de poèmes des anciennes amours du poète

Arrière saison

Recueil de poèmes du printemps 2008

De la vallée de Campan

Recueil de poèmes au fil de l’Adour

Florilège

Recueil de poèmes acrostiches sur le thème des fleurs

La maison de Séron

Recueil de poèmes d’une maison où il fait bon vivre

Poèmes au clair de lune

Recueil de poèmes d’un poète au clair de lune

Poèmes du solstice d’été

Recueil de poèmes d’un poète qui renoue avec sa muse

Poèmes en deux mots

Recueil de poèmes ultra-courts pour fainéants, en clin d’oeil plein d’humour

Poèmes numériques

Recueil de poèmes originaux, visuels et très binaires

Poèmes pour petits filous

Recueil de poèmes en jeu de mots pour petits et grands

365 un quart, révolution

Recueil de haïku, un par jour, très zen

Portes

Recueil de haïku illustrés, comme autant de portes sur l’imaginaire

Octuor

Recueil de poèmes sur le chiffre 8

Couleurs

Recueil de haïkus sur les couleurs

Instantimages


La couvée du dragon


Eros tique




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Après l’amour

Lorsque j’entends battre ton coeur dans mon oreille,
Ce sont deux étoiles qui chantent doucement.
C’est un battement sourd à la couleur groseille,
Ton sang qui va et qui vient, pulsant lentement.

Quand je vois ton visage que l’amour rend vermeil,
Cette rosée que je goûte si gentiment,
Qui perle sur ton front, voilà bien la merveille
Quand, ton coeur sur mon coeur, battent nos sentiments.

Enlacé dans tes bras, dans un demi-sommeil
J’écoute ton sang me dire l’instant d’avant.
Voilà que je souris, un ange passe et veille
Sur nous deux : toi, mon amour et moi, ton amant.

Rien qu’une fois encor

Pouvoir, rien qu’une fois encor
Te serrer contre moi
Sentir battre ton coeur très fort
Une dernière fois.

Quand cesserai-je de penser
Lorsqu’arrive la mi-juin
À ces pleurs que j’ai dispensés
Sur ton absence et mon chagrin ?

Pouvoir, rien qu’une fois encor
Te serrer contre moi
Sentir battre ton coeur très fort
Une dernière fois.

Une année encore passée
Comme ce lancinant refrain
Toi, si vivante et trépassée,
La vie a la saveur d’aigrin.

Pouvoir, rien qu’une fois encor
Te serrer contre moi
Sentir battre ton coeur très fort
Une dernière fois.

Iris

Irradiant ses vives couleurs,
Rosée perlant sur ses pétales,
Ironique et un peu hâbleur,
Soupire, se plaint et s’étale.

Violette

Vivace est l’espérance en elle,
Inconnu qui veut bien renaître,
Ourlet délicat de l’amour,
Les voici qui se blottissent,
Entre ton cœur et tes dentelles,
Toutes odeurs à paraître,
Tandis que leur douceur au jour
Entament un doux clapotis.

Maman, extrait de Arrière saison

à toutes les mères du monde entier
et à la mienne en particulier.

Toi qui veillas sur moi comme une étoile
Lorsque j’ai mis, sur mon bateau, la voile
Pour partir vers de nouveaux horizons
Le coeur plein de parfums de ta maison.

Je porte dans mon âme ton visage
Penchée sur moi, si précieuse image
Guide dans mes courses vagabondes
Aux parfums enivrants du vaste monde.

Je sais qu’un jour, je toucherai au port
Que mon âme assagie de ses transports
De jeunesse saura enfin se mettre
À quai, afin d’aimer de tout mon être.

Toi qui fus pour moi comme cette étoile
Que la lumière de la nuit dévoile
Quand je te chantais ces belles chansons
Le coeur plein des parfums de ta maison

Je n'ai pas été bien souvent très sage
Mais comme on apprend quand on prend de l'âge
Et j'ai toujours ton amour qui m'inonde
Aux parfums enivrants du vaste monde.


Ballade de vie, extrait de La maison de Séron

Au beau matin d’une aube incendiaire
Me suis levé contemplant les cieux
Si la journée promettait d’être claire
Les hommes se dévouaient aux dieux
Offrant leur prière silencieux
À l’obscurité douce et mourante
Qui cédait enfin la place aux fieux
De la lumière l’étoile filante

Au beau midi d’un soleil radiaire
Les sombres nuages disgracieux
Ont levé le camp pénitentiaire
Où le ciel les gardait comme odieux
Les hommes défaits de leurs adieux
Psalmodiaient leur prière déchirante
Passer des ténèbres au glorieux
De la lumière l’étoile filante

Au beau soir d’un coucher vendémiaire
Me suis penché et vers moi radieux
J’ai tourné la tête vers mon calvaire
Mesurant le chemin fait des yeux
Pendant que les hommes religieux
Entonnaient cette prière apaisante
Il retourne poussière à ses aïeux
De la lumière l’étoile filante

ENVOI

Prince ou bien homme de tout milieu
Gardez-vous de l’obscurité ambiante
La vie n’étant rien de plus qu’au mieux
De la lumière l’étoile filante

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